Se suicider moralement?
24 August 2008

La Bienséance.

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Avant de commencer, voici les résultats du sondage ainsi que l'interprétation.

Vous avez été 8 à voter:
87,50% sont d'accord pour la liberté des yaourts.
12,50% sont d'accord pour la liberté des yaourts.

Que peut-on en déduire?
Et bien, après une analyse profonde, sérieuse et intensif des résultats, je peut dire que 87,50% sont des grands malades d'être d'accord pour la libération des yaourts, tandis que seulement 12,50% sont un tant soit peu censés d'être en accord avec cette proposition.

Rendez vous au prochain sondage.

______________________________

La Bienséance.

La Bienséance, qu'est-ce que c'est?
C'est une énorme faute de français, puisqu'on ne dit pas une « bienséance » mais « cette séance était bien ». Mais comme tout le monde à l'air de s'en fiche pas mal, je suppose que ya moi aussi que j'y ai le droit d'y faire des fautes de le français.
Non?
Tant pis (de vache).
En attendant (tition), voici quelques règles afin de conserver une politesse exemplaire, quelque soit votre rang social, le lieu, le moment, poil aux condiments.

Lors d'une réception dans un palace:

-Si vous êtes plombier, évitez à tout prix une inspection des canalisations de l'endroit, et abolissez toute envie d'éructer dans un sublime son guttural la question suivante: «  Qui est l'pourri qui m'a fichu un pareil travail! Ca coule de partout. » en faisant bien comprendre à ceux qui n'auraient pas vu qu'il y a une fuite dans la plomberie des toilettes et qu'ils devront bientôt se procurer des bottes pour les joyeusetés à venir.
Il y a de fortes chances pour que le pourri en question, se soit vous.

-Si vous êtes footballeur, merci de ne pas tirer sur le réceptionniste. Malgré une profession qui peut porter à confusion de par son nom, il n'est ici que pour réceptionner les empaquetés en costard cravate tombant en morceau et laissant derrière eux une traînée d'air bouffite et étouffante de bien-être irritant , les grand-mères qui n'arrivent pas à s'arrêter une fois sur leur lancée et qui foncent coûte que coûte dans le beau jeune homme qui allait embrasser la jolie bourge dans un coin avant de la tripatouiller et de la faire glousser comme une dinde en poussant des petits cris: « hohoho, Georges, non, arrêtez, houhou, hihi, huhu. », et non pas une retournée qui pourrait vous valoir certaines réprimandes.

-Si vous êtes réceptionniste, ignorez les petits plaisantins qui vous tirent dessus avec la certitude d'être intéressants auprès de ces dames, et occupez-vous plutôt gentiment de Mâame Pessou qu'à son parkinson qui fait trembler son oeil de verre: ça coûte cher, et le verre brisé ça coupe.

-Si vous êtes Mâame Pessou, le réceptionniste c'est tout droit, ce n'est pas dans le coin opposé d'où proviennent des gloussements plus que suspects. Mâame Pessou, non, dans l'autre sens svp! Ne mordez pas je vous prie, et allez voir le réceptionniste espèce de vieille baudruche dégonflée aux narines crottées.

-Si vous êtes huissier, allez donc faire un tour vers le premier étage, il y a quelques pièces de collection que je soupçonne de pas être vraiment légales...

-Si vous êtes inspecteur d'impôt, voyez si celui de chambre du maître des lieux est en règle, poil au babibel.

-Si vous êtes avocat, rendez vous en cuisine.

-Si vous êtes politique, la plus élémentaire des politesses consistera bien entendu à faire des blagues d'une bassesse exemplaire concernant la pauvre dame rachitique qui tente avec effort et volonté de manger dans un a-peu-près de décence ou encore à dénigrer le petit personnel parce que, mine de rien, y'en a pus ma bonne dame. Vous serez aussi gentil de garder à la main votre verre de champomy tout en ouvrant grotesquement la bouche et en hurlant, comme si vous vous asseyiez sur une chaise retournée, un rire qui permettra aux convives d'avoir le plaisir de partager les affres des gouttes de champomy et des miettes de toast au guacamol.

-Si vous êtes un gens moyen, mettez vous dans un coin que vous y parlez le français que même si qu'il est plus que douteux on vous en y voudra pas.

Lors du repas:

-Si vous êtes diététicienne, soyez sympa, laissez les gros manger, vous pourrez toujours les réprimander en leur laissant un petit mot sur la tombe de toutes façons.

-Si vous êtes végétarien, attendez de porter un toast pour dire que c'est un scandale parce que la viande ben c'est rien qu'un p'tit poulet qu'était un poussin avant!
Et là patientez afin d'entendre la question tant attendue:
Qu'est-ce que ça peut foutre?

-Si vous êtes con, toutes mes doléances commençants par le même nom.

-Si vous êtes censeur,

-Si vous êtes chasseur, n'essayez pas de trouver quelqu'un à qui raconter comment on fait le foie de gras tout en éjectant les petits bouts de pâtés collés sous votre moustaches qui vous donnent un air de bon vivant rougeaud buvant goulûment son pinard.

Après le repas:

-Cassez vous avec votre truie et rentrez chez vous. Vous aurez accessoirement une chance de la trombiner ce soir pour enfin vous endormir comme un boeuf sur elle, épuisé par l'effort fourni, la transpiration débordant de testostérone sur vos cuisses poilues et sur tout son corps bouffi de cellulite, le tout finissant par un "r-aaaaaaaaaaaaaaaaaaahhh" transcendent de soulagement bovin.
Attention toutefois à ne pas trop coller vos naseaux sur sa tête: c'est très désagréable de dormir avec un relent d'odeur de vinasse dans le nez. Afin de remédiez à cela, collez vous plutôt près de son oreille.

Avec mes sincères salutations distinguées que vous pourrez vous mettre là où je pense, et ce une fois encore avec l'acceptation de mes sentiments, le Maître des lieux, et accessoirement de la bienséance.


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Du Savoir-Vivre Chronique

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Du Savoir-Vivre Chronique.

J'ai parlé précédemment du Savoir-Vivre Compulsif. Je vous parlerais dès à présent du Savoir-Vivre Chronique. Je tiens, avant toute chose, à préciser que le Savoir-Vivre Compulsif se dénote par Être-Chiant, tandis que le Savoir-Vivre Chronique est synonyme d' Ignorer-Mourir à Répétition.. Mais qu'est-ce que l'ignorance de la mort? Question vague qui, je dois le dire, me pose une colle. Bravo, pour une fois je n'arrive pas à répondre. Je me félicite et me maudit à la fois. Zut, comme dirait l'autre. En revanche qu'est-ce que l'ignorance? Et qu'est-ce que la mort (tadelle) ?
À la première question, je répondrais que l'ignorance, si on la sait c'est qu'on l'ignore et si on l'ignore c'est qu'on la sait.
À la deuxième question je répondrais que la mort, c'est l'ultime cri intérieur de l'Homme qui peut prétendre en toute légalité et une bonne fois pour toute à avoir la paix. C'est par ailleurs l'arrêt de ses droits et le commencement de celui des nécrophages. (Ou une charcuterie.)
Mais, me direz-vous, tout cela n'a strictement aucun rapport avec le sujet. Excellente remarque, la prochaine fois c'est une bugne dans votre coloquinte. Merci. Et maintenant, revenons à nos moutons.
Comme je ne suis pas nanti, et donc non-doté d'une capacité extraordinaire à philosopher, car qu'est-ce que la philosophie, sinon la réflexion propre à soi-même et à la fois calquée selon un modèle, chose tout à fait paradoxale s'il en est car le fait de développer une réflexion constructive ou non et propre à soi-même est en contradiction avec le développement d'une autre philosophie que l'on apprend malgré tout et que l'on accepte ensuite ou non. Comme je ne suis pas doté d'une extraordinaire capacité de philosopher, donc, je vais procéder à une démonstration, laquelle mettra en scène Fénimort Tadel et Aukustineu Dërshoten, psychologue de son état -qui, tout mental qu'il soit, est assez instable je vous l'accorde (éon).
Fénimort Tadel est atteint du Savoir-Vivre Chronique. Suicidaire névrosé et impulsif, c'est assez dur pour lui. D'autant plus que pour le moment, il n'a réussi aucun suicide, alors qu'il aimerais bien en faire au moins un avant de mourir, poil à la poêle à frire.

A. Dërshoten: Bonjours Mr. ?

F. Tadel: Tadel. Fenimort Tadel. Et vous même?

A. Dërshoten : Non merci.

F. Tadel: De rien..

A. Dërshoten: Alors dites moi, pourquoi êtes vous ici?

F. Tadel: Et bien j'étais en train de réparer mon lavabo, puis je me suis dit que, pour tout vous dire, c'était plus pratique d'être dans votre cabinet pour vous parler.

A. Dërshoten
*dans son bureau, parlant à la porte du cabinet*: C'est vrai qu'on y est bien. Faites attention en tirant la chasse et expliquez moi votre problème.

F. Tadel: Ben voilà. Je suis suicidaire névrosé et impulsif...

A. Dërshoten *
note*: Je note... Tendance à la répétition de sujet... « suis suicidaire au lieu de suis cidaire », nez vrosé, et pulsif.... Continuez. (1)

(1) On vous avait prévenu qu'elle n'était pas nette...

F. Tadel: L'ennui, c'est que j'arrive pas à me suicider... Je ne sais pas pourquoi... Au moment fatidique, je vis, et je ne meurt pas. Aidez moi Docteur, je ne sais plus quoi faire.

A. Dërshoten: Expliquez moi comment vous procédez.

F. Tadel: Et bien c'est très simple: je monte en haut d'un immeuble. Bien haut de préférence. Une fois arrivé en haut, je profite de la vue, et je m'approche du bord: une fois arrivé au bord, je respire un grand coup et je saute.

A. Dërshoten: Et ensuite?

F. Tadel: Ensuite je suis toujours en vie, alors je redescend de l'immeuble et je rentre chez moi.

Aukustine commence alors à comprendre. Ses yeux jusque là mornes deviennent pétillants d'intelligence, une lueur de ruse apparaît dans ses yeux tellement fort qu'on l'entend jusqu'en bas de l'immeuble. Ses sens s'aiguisent d'un coup. Elle comprend, capte, analyse et, dans un brillant effort, le cerveau de l'intelligente psychologue sort le diagnostic.

A. Dërshoten: Hélas, j'ai bien peur que vous n'ayez un sérieux Savoir-Vivre Chronique.

Phrase fatidique. Pic en acier briseur de rêves et dévoilant la réalité. Mirage si cruellement dissipé... L'illusion envolée, la réalité pesant lourd. Cruelle. Grande, imposante, écrasante, belle, tomate, mayonnaise, jambon, salade, deux tranches de pain et c'est bon. L'information arrive comme un coup de foudre en pleine poire de notre pauvre Fénimort, ce dernier ne pouvant que laisser échapper un plaintif et suppliant: Mon Dieu!

A. Dërshoten: Ho appelez moi Maîtresse, sinon je vais rougir. Hihi.

F. Tadel: Maîtresse! Est-ce grave?

Dërshoten rajuste ses lunettes et mange un petit fourré praliné en récurant le lavabo qui se situe à l'angle inverse de l'hypoténuse du bureau selon un reperd d'axe (o;x,y).
A. Dërshoten: Et bien laissez moi vous expliquez ce Savoir-Vivre. Déjà, et en outre, et donc conséquemment à l'instant, le Savoir-Vivre Chronique se distingue par le manque de Savoir-Mourir, ou l'Ignorance de la Mort.
Or, qu'est-ce que le Savoir? C'est une carence d'ignorance. Et souvent très grave qui plus est. Et qu'est-ce que la Mort?

F. Tadel: Heu et bien... je l'ignore.

A. Dërshoten: Vous voyez, vous souffrez, et ça saute aux yeux, d'une évidente ignorance de la mort. Avec ça, mon pauvre vieux, vous n'êtes pas prêt de vous suicider.

F. Tadel: Mais c'est horrible! Je ne vis que pour ça moi... Comment vais-je pouvoir vivre en sachant que jamais je ne réussirais à me suicider?

A. Dërshoten: Hélas... Mais le Savoir-Vivre Chronique passe, le plus souvent, à trépas, comme celui qui l'affecte.

F. Tadel: N'y a-t-il rien d'autre à faire qu'attendre? Je suis si désespéré...

A. Dërshoten: J'ai bien peur que non. Vous n'avez d'autre choix que de passer à trépas.

Mr. Tadel remercie alors Mme. Dërshoten, tire la chasse d'eau, sort du cabinet, exécute 256 pirouettes, mange un loukoum et fabrique un tournevis, paye la consultation, puis la consultée, et sort dehors, parce qu'il n'arrive jamais à sortir dedans, le tout dans une tristesse qui ferait déprimer un clown.
Décidément, pauvre Fénimort.
Dans la rue, il est presque 22h00 du soir.
-Bizarre, se dit-il, chez Mme. Dërshoten il était presque 21h32 du matin. »
Mr. Tadel a soudain froid. Face à lui, un immense immeuble. La porte est ouverte. Il grimpe, jusqu'en haut du bâtiment. Il grimpe pendant des secondes qui lui paraissent des minutes, des minutes qui lui semblent des heures, et des heures qui lui font penser à des secondes, ce qui au final revient au même. Vers la fin, ce n'est plus lui qui court, mais l'escalier qui bouge, qui approche la porte, la porte de la délivrance, celle qui le conduira sur le toit. Enfin! De l'air, le sommet. Le but est presque atteint, alors Fénimort s'approche du bord, comme il l'a fait des dizaines de fois, et se met dos au vide.
Mais aujourd'hui, Mr. Tadel décide de changer: il va sauter avec un décalage, afin de ne pas retomber sur le rebord comme il le fait à chaque fois, pour voir ce que ça fait. Alors il saute. Et durant ce saut, il sent l'énergie de la volonté, la volonté de mourir, qui passe en lui. Il a envie, il veut lutter contre ce mal qui le ronge, ce mal qui fait que chaque matin, il sait qu'il va vivre. Le vent cingle son visage, ses cheveux sont ébouriffés, la sensation est grandiose. Fénimort ouvre les yeux, et atterri à plat ventre, à la manière d'un pudding qu'on aurait lâché de haut de 50 cm de hauteur, sur le toit. Encore raté. Décidément le Savoir-Vivre Chronique est un mal qu'il ne souhaiterait à personne, surtout pas aux suicidaires comme lui.

Bien, que peut-on en conclure? Oui Jeannine? Non? Georges peut-être? Personne? Oui? Très bien.
Avant que vous n'élaboriez moult hypothèses, sachez qu'il serait grossier de dire que ce pauvre Fénimort est con et que le Savoir-Vivre Chronique n'existe pas.

Moi même, le matin, j'ai la désagréable surprise de savoir vivre, comme quoi c'est chronique, et outrageusement fâcheux. J'ai aussi essayé de me suicider, par pendaison. Je l'avoue, au début, je n'avais pas bien saisi le concept, alors quand on m'a dit qu'il fallait se passer la corde au cou, j'ai pris une corde que j'ai enroulé autour de mon coup: j'ai eu beau attendre, au bout d'une demi-journée j'étais bel et bien en vie et j'avais faim. Un ami m'a dit, quelques jours plus tard, au Congrès Mensuel Des Névrosés Complexés Suicidaires qui se déroule chaque année à Poulin-sur-ouase, qu'il fallait monter sur un tabouret avec la corde. Ce que j'ai fait, avant de l'appeler pour lui dire que ça ne marchais pas: il avait omis de me dire qu'il fallait se passer la corde au cou. Là encore, aucun résultat concluant.
Bien heureusement, je ne tardais pas à faire la connaissance d'une ravissante schizophrène dont le cousin du bel-oncle de sa soeur avait réussi, il avait un mois de cela, à se pendre. J'apprit que pour se pendre, le tabouret était nécessaire, et qu'il fallait faire un noeud à la corde, comme ceci (voir figure 1) et mettre sa tête dans le noeud. Je devais ensuite attacher la corde à une poutre, monter sur le tabouret, et faire basculer se dernier afin que la corde me retienne en l'air et m'étrangle. Étant abonné aux Gymnastes Anonymes, je me rendais alors dans le gymnase de notre club, avec un tabouret et une corde, dont le noeud avait été préalablement et soigneusement fait.
J'attache alors la corde à la poutre, monte sur le tabouret, me passe la tête dans la corde, bascule avec force et me retrouve les quatre fers en l'air, toujours vivant.
Et même, j'en connais un, mon con de voisin retraité de 90 balais (c'est vous dire si il est maniaque), qui, et j'en suis presque sûr, est lui aussi atteint du Savoir-Vivre Chronique. Du haut de son mètre 45, tous les soirs j'ai droit à un petit air de piano d'environs 4 heures, preuve flagrante que non, Mr. mon voisin n'est pas mort. Ce vieux débris trouve continuellement la force de se plaindre de la vie, à toute heure, à tout moment, et n'importe comment. Tenez, la dernière fois, c'était à la réunion des Lavabos Récurants quotidienne qui se déroule tous les semestres, à deux heures trente-cinq du soir. Ce brave homme s'est fait refuser l'accès pour port de pince a épiler les poils des entres-orteils non légal. C'est alors que, d'une voix tonitruante, il déclara plutôt mourir que de se voir refuser l'entrée du club auquel il adhérait. C'est donc pour des réflexions comme ça que je tiens absolument à l'aider par deux trois coups de mains (ou aujourd'hui c'est comme je veux). Par exemple, la dernière fois, c'était donc après cet incident au club des Lavabos Récurants, lorsque j'ai entendu ce cri d'appel, j'ai tout de suite prit une syphoneuse de fourrage de barres métalliques et me suis précipité vers lui avec une sollicité si grande que je me suis pris les pieds dans une pelote de laine qui passait par là. Ainsi malgré mes efforts et la volonté de fer de mon voisin, ce dernier vit toujours.
Connard de Savoir-Vivre.






Post-Scriptum hors sujet: Les premiers épisodes de la Chronique sont disponibles ici: Les trois premiers épisodes de la Chronique


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MAJ


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Hop hop, bonjours à tous!
Aujourd'hui, MAJ du blog, et donc quelques nouveautés, à commencer par le lien de la Linenaze, BD amateur d'un ami, Sliver (ou Sliver95). BD amateur certes, mais qui compte quand même pas moins de 1000 visiteurs/semaines.
Alors pourquoi j'en parle maintenant et pas avant? Excellente question. Je vous félicite, vous me posez une colle là. C'est vraiment dommage, j'ai aucune réponse. Zut.
Donc Sliver étant un peu quelqu'un de super sympa, il m'a proposé de publier mes écrits, et donc depuis le chapitre *(1), épisode **(2), on peut voir ma chronique en dessous des BD.
(1) Comme ça vous regarderez depuis tout le début, namého.
(2) IDEM.

Le lien de cette BD, donc, se trouvera dans la barre de gauche, et vous permettra l'accès à un monde de féerie *gah*.
Voilà pour ce qui est de la Linenaze.
Pour ce qui est de mes écrits, vous pourrez aussi les voir, puisque mon blog est d'abord fait pour les publier.
Mais avant de plonger dans une note de littérature, enclenchons le mode [it's my life, m'kay?]

Que dire sur ces jolies petites vacances?
Mis à part du Soleil dont je n'ai que très (trop) peu profité, j'ai passé, début juillet, du bon temps avec les bwakas, surtout chez Fédora, où ya trois ordinateurs rien que dans sa piaule, et même que toute sa famille c'est des informaticiens \o\. Je ne parlerais pas, néanmoins, de notre petite virée nocturne avec Fédo, Su' et Zeuh (dommage, Vic' était pas là :'() dans le village pour éteindre les lumières. C'est d'autant plus dommage que les quelques rares voitures qui passent, et ben c'est pendant le jour. Alors bon, je nous voyais mal en train d'éteindre les lumière en plein jour, sous un beau soleil bleu... "Bwahahaha, prenez ça bandes de petits chauffeurs inconscients!" (Laule Manodoux, 1847-1235)

Hahahaha, quelle marade. Pfiou...
Ha oui et autrement, les vacances en Auvergne étaient bien, très bien, et auraient pu être savoureuses si on n'avait pas reçu pendant une semaine un couple d'ami et leur fils qui souffre du Savoir-Vivre Compulsif. Alors autant la mère est adorable (elle nous a carrément offert des transats pour qu'on se dore au Soleil \o/), autant le père est drôle: autant (de merde) le fils de 11 ans est toujours poli, souriant, casse-burne, se prend pas pour de la merde, et lèche-cul (sur les bords je sais pas, mais au milieu franchement). Bon là je vous résume à l'arrache parce que je crève d'envie de passer à mes écrits, et c'est ce que je vais faire. Maintenant.

Caractéristiques du cercle et du rond.

Avant d’attaquer notre première leçon de mathématiques, qui, j’en suis certain, ne fera pas long feu au vue de votre ignorance détestable qui vous complaît dans un bouillon d’inculture au goût âpre de niaiserie, j’aimerais soigneusement mettre au point A quelques petites choses afin d’amener au point B, puis plus tard aux applications des points C, D, en sautant les points E et F afin de mieux atteindre le G (nous examinerons ce dernier plus en profondeur le moment venu). Définissons donc tout d’abord ce qu’est un cercle. Un cercle, ce n’est pas un rond. Tous les mathématiciens vous le diront, un rond, en mathématiques, ça n’existe pas (ils sont cons des fois les mathématiciens). La preuve :
(voir figure bis)

Un cercle, donc, c’est ça :
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Tandis qu’un rond, c’est ceci (à métaux) :
rondix6
Vous voyez, ce n’est pas la même chose. Rien à voir.
Et même, par définition, un rond et un cercle sont totalement différents.
Un cercle, par définition, est doté d’un périmètre en forme de rond et qui est égal à la somme de ses côtés – je tiens notamment à préciser que non, le périmètre d’un cercle n’est pas égal à deux foies, un pis, et un foie au rayon de miel dudit cercle (qu’on mélange le tout que ça nous donne du gloubiboulga) : pour le périmètre d’un carré on ne fait pas ça que je sache ? Non ! Pour le périmètre du carré, on fait préchauffer d’abord.

Le cercle a aussi un rayon, et de même un diamètre. Le diamètre est le double du rayon et part d’un côté du cercle (point A), passe par le centre du cercle, (point B) et rejoint le côté opposé du côté du cercle duquel est parti le diamètre (point C). C’est ce qu’on appelle aligner des points, ou encore se battre. A ce propos, je tiens à rappeler qu’un point n’est aligné qu’à la conditions qu’il y en ai deux au minimum. Autrement c’est faux. Quant au rayon (de Soleil, pouf pouf), c’est la moitié du diamètre. On devine alors qu’un rayon, c’est l’alignement d’un côté du cercle (point D) jusqu’en son centre (point G). Inutile de préciser que j’ai sauté les points E et F pour arriver au point G.

Pourquoi je le dis alors ? Parce que.

De même, un cercle est de forme ronde.
Tandis qu’un rond est de forme circulaire.
Le rond, lui, n’a pas de périmètre. Il fait sans, le rond n’est pas bien difficile.
En fait le rond n’a ni diamètre, ni rayon (de roue de vélo), ni périmètre : logique puisqu’il n’existe pas (voir figure n° 7,34). Réciproquement, le diamètre, le rayon et le périmètre n’ont pas de rond. Les pauvres.

NB: je suis un con et j'en suis fier: eussé-je été un connard que je m'en serais blâmé
____________________________________________________________


Théorème du skyblog.

Bon, maintenant que vous savez différencier un cercle d’un rond, passons au théorème du skyblog. Avant toute chose, aussi affines et peu chrétiennes fussent-elles, mettons bien en place les préliminaires, et ce afin de ne pas sombrer dans la décadence salace dont notre siècle se trouve être rempli a en régurgiter ses bonnes manières dans un flot écœurant d’hormones pré pubiennes : vous baisez ?
Voilà qui est fait.

Je vous demanderais maintenant la plus grande attentions, ce qui, je l’espère, ne devrait pas trop vous poser de problème mes gros poussinous. Alors ouvrez grand vos yeux et donnez moi au moins l’impression d’un semblant mitigée d’illusion d’une étincelle d’intérêt au fond de votre regard aussi expressif que celui d’une truite…
Stop, ça m’excite.

Sautons le coq et passons aux choses sérieuses.

Un skyblog c’est quoi ? Et pourquoi ?
Un skyblog est, par définition et littéralement traduit, un blog ciel, ou un ciel blog. Ce qui, vous en conviendrez (les autres aussi), n’as strictement aucun sens. Ca défini en outre ce qu’est un skyblog. Pour les moisis du bulbe, une petite image histoire de leur faire comprendre : le skyblog est au net ce que la mouche est dans la narine droite.

Et pourquoi ? (bis)
Pourquoi quoi d’abord ? Pourquoi une part de la population française se distingue par sa fonte dans une masse analphabète illettrée ne sachant pas aligner deux mots sans faire trois fautes ? Pourquoi ces pauvres petits poulets sont dans l’incapacité de s’exprimer en français correct ? Pourquoi y a-t-il de l’orage alors qu’on est en août ?

Pourquoi, pourquoi, pourquoi…
Vous remarquerez que ça nous fait trois « pourquoi », donc trois fois. Or avec trois foies, on a de quoi faire du pâté. Quel rapport avec la question me direz-vous. Aucun, alors ne m’interrompez plus avec une histoire de pâté de foie et revenons au sujet, veux-je bien ?

Desproges, un jour, ou une nuit, avait dit : « C’est le malaise des jeunes » sur un ton ironique.
Et je m’accorde à penser que oui, c’est le malaise des jeunes qui pousse ces derniers a placarder leur vie sur internet avec un mauvais goût flagrant de narcissisme. Comprenez, ils sont tristes et malheureux dedans leur tête et leur corps ces p’tits loulous.
Alors pour lutter contre ça, l’application du théorème du skyblog est inévitable :
Soit K un point –d’acné ou noir- sur le visage I d’un jeune K’. La vue O dudit point donne inéluctablement lieu à une dégénérescence du moral O’. Ainsi intervient le skyblog L, car pour tout moral au plus bas, ledit skyblog permet une remontée du moral O’ en lardant le monde de ses problèmes à deux ronds (et pas cercle, merci). Ainsi est créé le skyblog L.
Et réciproquement, pour tout alignement de KIK’OO’LO’L on obtient invariablement une mouche dans la narine droite.

CQFD.

Remarque et complément de Sliver :
De même, le point P qui signifie pédance, car tout skyblog en est pourvu, le point T pour parler de leur sexe ou leur nombre de conquête, puis D pour l’échelle de Riches Terres et R forment le monosyllabique mais non moins extraordinairement con PTDR.
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Du Savoir-Vivre Compulsif ou l’agression des bonnes manières.

Il est des personnes souffrant d’un mal terrible, pire encore que la lèpre, que le cancer, ou la mouche dans la narine droite.
Avant de commencer à en parler (le mal en question, pas la lèpre, le cancer, ou encore cette fichue mouche.), j’aimerais bien sûr instaurer quelques petites mises au point d’honneur de ces bonnes gens qui souffrent du Savoir-Vivre Compulsif. Ce que je vais faire.

Bon, premièrement avant tout pour commencer, on ne dit pas «Savoir-Vivre » mais « Être-Chiant ». Car le « Savoir-Vivre » fut, d’après moi, inventé par une horde de cucul en flanelle raidis par l’effet du temps sur leur peau décharnée et désignant ainsi les signes révélateurs d’un effort continu afin de conserver une politesse assommante d’obligations paradoxales et multiples doublées d’hypocrisie, à commencer par le petit doigt levé lors des repas, cette dernière fantaisie étant totalement aberrante et allant à l’encontre des doigts humains puisque manger avec le petit droit levé (et donc le gauche replié ), cela relève de l’impossible, surtout lorsque c’est de la soupe. Ceci n’excluant pas la possibilité de remontrance à la vue d’une once de joie de vivre de la part d’un pauvre bipède humanoïde ne serrant pas les fesses et se permettant de reprendre une deuxième lichette de rosé dans un diner au restaurant. Prenons un exemple. Non s’il vous plaît, ne tentez pas de vous rendre utile par une futile entreprise de recherche d’un exemple à prendre, après je vais pleurer. Merci.

Prenons un exemple donc. Ici nous aurons Germain Poulain, petit bipède moyen de taille moyenne, de plaisirs moyens, d’éducation moyenne : la preuve, il mange avec des couverts et pas avec le petit doigt (le con) et donc de besoins moyens. Et là, nous aurons Janine Dudoitécu, descendante directe de Marie-Giselle Dudoitécu-en-Flanelle, et son fils, petit con absolument insupportable : comprenez, il est parfait.

Germain Poulain est un petit paysan, le nez rougeaud, les petites veinules bleues violacées qui partent des deux bas-côtés de l’édifice nasal, partent vers les yeux mais se perdent parmi les poches multiples sous ces yeux, lesquels renvoient l’image d’un bon vieux papi rougeaud, un béret sur la tête, une moustache foisonnante, le dos courbé par la vie et revenant du bistrot. Malheureusement pour notre Poulain, deux membres Dudoitécu : le fils, petit bourgeois aux yeux bruns et duveteux, cheveux noisettes, aux joues pulpeuses et aux lèvres pêchues, un teint d’une pureté immaculée et une sorte d’aura de bon chrétien l’entourant (normal, c’est un nanti après tout). Appelons-le « le fils » tout simplement. Et la mère, Janine Dudoitécu. Quinquagénaire bourgeoise souffrant du Savoir-Vivre Compulsif, Janine Dudoitécu ne peut supporter la joie de vivre chez les gens. Alors au moment où elle voit Germain, son ventre déjà si compressé par ses efforts se sert encore plus, tirant par la même occasion sur ses intestins pourtant si peu utilisés. Ses joues se creusent, ses lèvres se pincent et, dans un sursaut d’énergie, ses yeux se plissent afin de mieux distinguer Germain Poulain : et alors, voyant le petit papi rougeaud joyeux, ses poumons se gonflent miraculeusement d’air pur, son torse si peu imposant se bombe, ses yeux s’écarquillent, ses mains agripent ses hanches, ses organes se décontractes soudains, et elle se tient là, debout dans sur le chemin, face au papy Poulain, le toisant fièrement du haut de ses 1m65 et des 50 mètres qui les séparent. Elle sait qu’il sait qu’elle sait qu’il est heureux, elle jouie de sa victoire, elle va pouvoir aller vers ce monsieur qui se permet de vivre heureux en pleine rue, et lui enseigner le savoir-vivre. Mais son fils, lui aussi atteint du même syndrome, sent une poussée d’adrénaline dans son corps, sa virilité s’assume d’un coup, ses muscles se gonflent, son allure est alors fière, imposante. Il n’est plus le petit fils à sa maman, il est désormais le sauveur de la bienséance à sa maman !

La décision est claire :
Le fils (avec une voix de jeune bourgeois voyant pour la première fois une vache): Ho mère, regardez là-bas, marchant avec peine mais ayant dans le regard une lueur de joie qui, ne vous déplaise, pourrais bien avoir son origine dans la bouteille de vin qu’il tient à la main, un gens moyens.
J. Dudoitécu (avec une voix de merde) : Allons mon fils, on ne dit pas pourrais mais pourrait. Ne recommencez plus cette fraute de fappe je vous prie.
Le fils : Je m’en excuse mère.
J. Dudoitécu : Bien, allons dire à ce monsieur que ce n’est pas de cette manière que l’on se tient, mon cheval mon château merde !

Alors, avec fierté et sûreté, les deux Dudoitécu s’avancent d’un pas certain vers leur proie et, arrivés à sa hauteur, s’ensuit un dialogue d’une rare moralité :

J.Dudoitécu : Veuillez m’excuser, monsieur, de toute votre mansuétude qui vous sera permis, de la manière cavalière avec laquelle je viens à votre rencontre, mais c’est que je vous ai vu, et ce par le plus parfait des hasards, quoique qu’est-ce que le hasard, sinon une suite de coïncidences plus ou moins fortuites, et qu’est-ce que la perfection sinon un concept propre à l’esprit de chacun et dont la définition ne peut se faire qu’au travers d’exemples et de paraboles, étant en fragile équilibre précaire et n’étant pas moins plus corruptible qu’autre chose, car, c’est un fait, plus moins une chose est plus corruptible, moins plus la corruption est moins possible mais dépendante du contexte, contexte par ailleurs fortuit dans le cas présent, le présent n’étant qu’éphémère face au passé gravé dans le temps et au contraire tangible en comparaison d’un futur incertain. Et de surcroît, l’incertitude n’est autre que le contraire de la certitude, ces dernières pouvant être paradoxales étant donné que l’incertitude ne peut-être fausse, donc certaine, tandis que la certitude est soit vraie, soit fausse. Or si elle est fausse, elle est incertaine. Mais il se trouve qu’en l’instant, je voulais vous parler du Savoir-Vivre, ce qui je trouve ne saurait être compris par votre petit cerveau, aurais-je tort ? Je ne pense pas, et même, j’en suis certaine, ma certitude n’étant pas fausse, et donc sachez qu’à force de manque de Savoir-Vivre, l’on trouve la mort bien rapidement ! Permettez donc que je vous dise que je me dois de vous prévenir que l’on ne vit pas comme ça. Veuillez agréer, Monsieur, les pressions de mes gens distingués.

G. Poulain : Ha ben ma tite dame, qu’est’qu’vous m’voulez don’ ? Moi, hé, j’vis comm’ ça d’puis belle lurette, j’vois po pourquoi qu’ça changerais. Héhé, si j’suis pas encore mort, c’est qu’j’ai quand même po un Savoir-Vivre si pauvre.

J. Dudoitécu : Monsieur, voyons, enfin, tout de même, stop, coupons court, ne tergiversons pas, arrêtons de tourner autour du pot, allons au principal ! Pour commencer, avez-vous une hygiène de vie ?

G. Poulain : Ha ben non, ça non, ‘ai pas d’chienne de vie, j’dirais même que je vis aisément avec le peu qu’j’ai.

J. Dudoitécu : Mon Dieu, vivre avec si peu, quel manque de bon sens…

G. Poulain : Ca expliqu’rait pourquoué je m’perd tout le temps…

Le fils : Monsieur, cela suffit, vous avez peut-être le dernier mot…

G. Poulain : Bé quoi ?

Le fils : Et bien sachez… Sachez !

G. Poulain : De thé ?
*rire idiot*

J. Dudoitécu : Allons poussin, laisse maman s’occuper de tout cela. Monsieur, votre trait d’esprit peu amusant vous vaudrait bien les quolibets peu flatteurs des bonnes gens de nos jours, et j’espère que cela vous servira de leçon ! Car vous aurez le dernier mot, mais nous aurons toujours le bon mot.
Adieu monsieur, viens poussin.

Le fils suit alors sa maman, la virilité mitigée assumée malgré ce vilain monsieur, et, alors qu’il la suit en lui tenant fièrement et avec grandeur la main, sa mère sent sa conscience se reposer, car elle vient de donner une leçon de savoir-vivre à ce malotru de Germain. Elle repense à l’œil vif et intelligent de son fils lors de sa prise de parole courte mais non moins futile. Elle est fière. Tout comme le fils est fier de savoir sa mère si bien élevée, si grande, si écoutée des gens moyens comme Germain Poulain.
Et tandis qu’ils s’en vont la main dans la main, bras dessus bras dessous, une jambe levée et l’autre sur la pointe du pied, un tournevis dans l’oreille et se mordillant gentiment leurs paupières, les deux silhouettes prestigieuses des Dudoitécu en impressionnent plus d’un.


À bientôt pour de nouveaux écrits =). Et n'oubliez pas d'aller suivre la BD Linenaze Winking


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