Se suicider moralement?

L'infini et la DDE.

linfini-et-la-dde

Salut à tous! Une mise à jours après un mois d'absence sur le blog. Pour ceux que ça intéresse, mais en particulier pour ceux que ça n'intéresse pas, j'étais parti faire du canoë en Laponie. C'est beau la Laponie. Il y a de l'eau, des sapins, de l'eau, de l'eau, des sapins, des rennes, des sapins, des moustiques, et de l'eau. Le meilleur moment c'est quand ça s'arrête.
Bref, voici la suite de Mr. Répondeur.

Mr. Répondeur III
Cela fait maintenant trois heures que Jacques et Mr. Répondeur volent en direction de Nulle-Part. Plus tôt, Bernard Joulon s’était posé non loin de l’endroit où ils se trouvaient alors, et leur avait demandé ce qu’ils faisaient. Jacques lui avait expliqué qu’il fallait qu’il aille à Nulle-Part afin d’acheter des attaches spéciales, pour réparer deux lignes à haute tension. Le hasard faisant bien les choses Benard Joulon savait justement comment s’y rendre. En effet, il y avait déposé Jean-Fenouille, qui juste pour ce texte là s’appellerait comme ça, et si il est pas content et ben il aurait d’autres noms encore plus à chier. Bref, tout ce petit monde volait donc vers Nulle-Part.
Jacques avait emporté avec lui un plot de signalétique. Au départ, Bernard et l’huclain n’avaient pas bien compris en quoi cela lui serait utile, mais il avait insisté alors ils l’avaient laissé faire. Ce qu’ils ne savaient pas, c’est qu’outre le fait de permettre de faire le golio en criant dedans ou de se cacher dessous, ce plot de signalétique pouvait servir de longue vue à Jacques qui, justement, était en train d’observer, légèrement anxieux, l’horizon.
Soudain, Jacques aperçu quelque chose au loin.
-Ho mon Dieu! s’exclama-t-il.
Un agent de la DDE fonçait droit sur eux.
-Vous déconnez là? demanda alors à l’auteur Bernard Joulon, qui pour la peine se prit un taquet, non mais sans blague.
Mr. Répondeur en profita pour regarder dans le plot de Jacques, et fut horrifié: accompagnant l’agent de la DDE, un cadre de l’Administration Routière. Qui souriait. Or, l’Administration était une gigantesque entité évoluant dans une dimension voisine de celle de la DDE. En fait, cette entité se répartissait dans différents plans de la réalité: l’Administration Routière était une faction de cette entité, et évoluait non pas parallèlement aux dimensions de la DDE et de la notre, mais bien perpendiculairement aux deux. La règle d’or de l’Administration était:”
L’Administration a toujours raison, surtout si elle sourit”. Et, comme l’avait vu Mr. Répondeur, le cadre souriait. L’agent de la DDE et le cadre fonçaient donc tous les deux leur rencontre, et ce afin de les prévenir d’une déviation qui n’existait pas encore mais que, par principe de précaution, il valait mieux contourner. Ainsi commence une course-poursuite impitoyable. Tandis que Bernard s’occupe d’esquiver l’avion qui les pourchasse, Jacques leur balance des banderoles et des triangles rectangles de signalétique, afin de désigner une zone sinistrée. L’un des points faibles de l’Administration étant que, puisqu’on ne peut aller qu’en son sens, alors elle aussi ne peut aller que dans le sien. Voilà pourquoi devant une telle riposte, les deux assaillants font demi-tour. Mais ce n’est pas fini, voilà qu’ils reviennent à la charge. Et alors que le cadre, une bras tendu comme pour les attraper, l’autre brandissant des documents pour infractions, et hurlant son droit d’avoir raison -non mais sans blague, bac+15 c’est pas pour avoir tort- alors que le cadre donc, hurle:”MESSIEEEEEEURS, CECI EST UNE DÉVIATIOOOOOON! VOUS N’AVEZ PAS LE DROOOOOAAAAAAAARRRGH!”, Bernard appuie sur un champignon qu’on sait pas ce qu’il fiche ici et les distance en même temps que Jacques hurle dans son plot qu’il n’entend pas les ordre du pauvre petit cadre.
Depuis plusieurs minutes qu’ils volaient, Jacques était beaucoup plus détendu. En revanche, Bernard semblait devenir de plus en plus inquiet. Depuis un petit moment, il sentait que l’atmosphère devenait tendue et se refroidissait. Soudain, ils avaient dépassé une borne indiquant “-∞”. Jacques et Mr. Répondeur n’y avaient prêté aucune attention. Bernard, en revanche, n’était pas dupe, et avait fait un magnifique dérapage pour se cacher en urgence dans un nuage. Jacques, de nature très émotive, s’était réfugié au fin fond de son plot.
-HA MAIS CA VA PAS BIEN VOUS HEIN?! demanda calmement Mr. Répondeur.
-Taisez-vous deux secondes et laissez moi réfléchir mon petit bonhomme... Nous sommes bien passés devant une borne?
-Oui et alors?
-Et alors? Cela signifie que la route qui mène à Nulle-Part est bornée, or il n’est pas rare de croiser des troupeaux d’extremums sauvages sur ce genre de route.
-Ho mon Dieu... Vous n’insinuez tout de même pas que...?
-J’en ai bien peur, si.
-Mais enfin, c’est insensé! Qui pourrait bien cultiver du vide dans un endroit pareil?
-Et pourtant, je peux vous assurer que les troupeaux d’extremums sont plus fréquents qu’on ne le cro... Heu attendez, de quoi me parlez-vous là?
-Hein?
-Quoi?
-Comment?
Incompréhension totale, dialogue de merde.
Et tandis que l’un était blotti, tout tremblant, dans son plot, et que les deux autres venaient de se bloquer dans une “incompréhension totale, dialogue de merde”, un bruit menaçant se rapprochait à l’horizon.

À suivre entre les bornes.

L’avion filait à une allure incroyable, vibrant sous l’effet de la vitesse. Bernard, mettait tout son talent de pilote afin d’échapper à leurs poursuivants. En effet, un peu plus tôt, alors que nos héros étaient tapis dans un nuage, le bruit qui se faisait si faible au début se rapprochait, et bientôt Jacques avait aperçu une sorte de nuage de poussière qui s’avançait dans leur direction. Con comme pas deux, l’ouvrier avait fait la très pertinente remarque:”Hooo, ya un gros nuage qui arrive!”, ce à quoi Bernard et Mr. Répondeur avaient répondu par un regard atterré devant tant de candeur. Car non, ce n’était pas juste un “gros poupoutougnou de nuage qui arrivait”: ce qui provoquait toute cette nuée c’était -et Bernard l’avait bien comprit- un troupeau d’extremums. En cette période de l’année, les extremums parcouraient fréquemment les routes bornée, toujours en troupeaux. Il fallait donc être très prudent si l’on ne voulait pas finir à deux extrémités à la fois. Et cette fois-ci, nos trois héros semblaient en très mauvaise situation: bien que Bernard soit un excellent aviateur, les extremums possédaient une incroyable rapidité. De plus, entre l’avion et le troupeau courait un malheureux diagramme en boîte à moustache, tentant d’échapper à ses prédateurs, ce qui ne faisait qu’exciter encore plus la meute. Non, vraiment, on ne pouvait pas dire que nos trois amis vivaient une époque formidable. Et alors que tout semblait perdu, que les extremums étaient sur le point d’attraper leurs proies tandis que ces dernières essayaient vainement de les semer parmi les intervalles, Mr. Répondeur vit quelque chose au loin qui capta son attention. Aussitôt, il réagit:
-Bernard, mon poulet, attention!
-Qu’y a-t-il Mr. Répondeur, mis à part le fait que vous veniez de m’appeler “mon poulet”?
-Droit devant vous, un champ de vide!
-Mais je ne vois ça nulle-part voyons...
-Et bien justement, FONCEZ-Y!
Bernard Joulon comprend d’un seul coup. Il met les gaz tandis que Jacques, guidé par l’huclain, creuse la distance avec les extremums à l’aide de banderoles de signalisation sans se soucier du diagramme qui court pour sauver sa peau -parce que bon, les élucubrations de l’auteur à la longue, ça va hein. Soudain, dans un fracas assourdissant, l’avion s’arrête en catastrophe au milieu d’un champ de vide. De la carcasse encore fumante, Bernard sort en défonçant la porte d’un bon coup de pied, suivit de près par Jacques. Puis finalement nos trois amis mettent pied à terre et regardent autour d’eux le vide environnant. Ca y est. Il y sont finalement arrivé. Ils sont à Nulle-Part. Reste à savoir comment sortir de ce champ de vide sans tomber. Jacques se met donc à scruter l’horizon à l’aide de son plot, tandis que Bernard et Mr. Répondeur réparent l’avion.


À suivre en haut débit.

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Caractéristiques de l’infini et réciproquement.

Aujourd’hui, il est grand temps de revoir l’espèce de concept totalement crétin qui nous sert d’infini. Mais avant d’attaquer cette leçon, qui a mon humble avis ira se perdre dans les profondeurs les plus obscures de l’espèce de chose qui vous sert de cerveau, j’aimerais définir en gros ce qu’est l’infini, sinon je sens que vous n’allez pas suivre et ça va m’énerver. Bon alors tout d’abord, l’infini, c’est quoi? L’infini c’est un truc qu’on n’en voit pas le bout et qu’on sait pas où ça nous mène. Voilà, en gros, ce qu’est l’infini. Mais allons plus en profondeur, et tentons de préciser les caractéristiques de ce machin informe et vague.

Bon alors, tout d’abord, l’infini, on ne peut pas l’opérer (le pauvre, mourir d’une appendicite, c’est con). Tous les mathématiciens vous le diront: les opérations qui fonctionnent avec des nombres ne fonctionnent pas avec l’infini. Bien sûr, il est possible de calculer des lettres, mais l’infini, sûrement pas (oui les mathématiciens ils sont cons des fois). Prenons un exemple et testons une opération toute simple: ∞+∞. Bon, à première vue, on pourrait dire que ça nous donne 2∞. Et bien non! ∞+∞, ça n’existe pas, puisque c’est tout bonnement deux fois plus qu’une chose qui n’en finit pas d’être importante. Et donc, déjà que l’infini, ça ne menait pas à grand chose, alors si en plus on en a deux fois plus, on n’en finira jamais.

Mais alors, essayons autre chose, comme par exemple
x. Ca donne l’infini au carré. Et l’infini au carré, c’est la conséquence résultante de ce qu’on peut mettre dans un carré d’infini, pour autant que ce dernier n’ai ni début, ni fin, et donc en conséquence aucun côté, puisque sinon cela reviendrais à faire tenir l’infini dans un carré. Or, si, par exemple, comme ça, là, maintenant, tout de suite, on fait un carré d’infini d’une aire de quatre, ça réforme tout le concept même d’infini, puisque ce dernier ne serait alors égal qu’à la racine de son aire, à savoir deux. Et là, je pense qu’on peut le dire, un carré d’infini, ça ne sert absolument à rien sinon à tourner en rond. Or si avec l’infini au carré on tourne en rond, je vous raconte pas le bordel sur un rond, bien qu’un rond, et ça a déjà été dit, n’existe pas en mathématiques.

Pour les quelques attardés du bulbe qui se demanderaient encore à quoi peut ressembler l’infini, voici une petite astuce:
-Commencez par tracer une droite sur une feuille.
-Techniquement, une droite n’a ni début, ni fin.
-Donc elle est infinie.
-Continuez alors à tracer la droite.
Si jamais vous avez fini de la tracer, alors c’est faux. Si vous n’avez pas fini, alors persévérez! Courage, l’infini se trouve tout au bout!.

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