Se suicider moralement?
28 September 2008

Dans le cas où...(bis)


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Dans le cas où tout le monde, et ben il serait un grand névrosé...
...Et seulement dans ce cas, observons la vie d'une heure de Jean-Baptiste Cannailletaiktebeur.

Jean-Baptiste Cannailletaiktebeur est l'un de ces PDG au visage burné par la vie, la touffe grisonnante et les cheveux au vents des mois de l'automne nostalgique qui rappelle aux humains les brises venteuses rougeâtres aux parures feuillues dont les tourbillons absorbent l'attention des poètes égarés. Oui, Jean-Baptiste Cannailletaiktebeur est l'un de ces PDG, dirigeant d'une grande entreprise, dont nous tairons le nom, qui s'occupe de déboiser les forêts afin de mettre du béton pour les centrales nucléaires parce que, mine de rien (ou de crayon, c'est selon), faudrait pas que nos chérubins attrapent un rhume à cause d'une plante qui aurait laissé échapper son pollen (la conne).
Mr. Cannailletaiktebeur est, au n'oeil du public, un homme respectable, ayant une constitution normale, un état mental des plus parfaits, et un porte-feuille qui lui dore les chérubines. Rien de bien particulier en somme, sauf si l'on observe Jean-Baptiste Cannailletaiktebeur lorsqu'il est seul dans son bureau. Pendant ces petits instants de répit, entre un café (au lit) noir et une signature, Mr. Cannailletaiktebeur écrit dans un petit journal son intimité. Il y a malheureusement des âmes sensibles qui nous lisent, c'est pourquoi nous ne montreront pas cette dernière.
Voici en revanche une heure dans la vie d'un grand malade, Jean-Baptiste Cannailletaiktebeur.
Journée du 30 Février.
14h00: Je viens de recevoir un courrier. Dans l'oeil. J'ai mal.
14h01: J'ouvre le courrier et me prépare un sandwich.
14h02: Dans la précipitation, j'ai beurré le courrier et signé le sandwich.
14h03: Je veux me préparer un café mais quelque chose m'en empêche... Je ne sais pas quoi et cela me stress.
14h06: Après trois minutes de recherches roulé en boule, j'ai trouvé pourquoi mon café n'était pas réalisable: je ne bois jamais de café.
14h07: J'ai fait tombé le courrier du côté du beurre. Misère.
14h08: J'ai ramassé le courrier.
14h08: J'ai reposé le courrier du côté du beurre. Miséricorde.
14h09: J'ai comme cette impression de... Enfin je... Un peu comme si...
14h12: Après trois minutes d'intense réflexion, j'ai décidé de retourner le courrier avant que tout le beurre ne fonde sur mon bureau. Il faudrait aussi que je retrouve mes clefs de voiture...
14h20: Voilà huit minutes que je tourne en rond.
14h21: Je me suis mis à tourner en cube. Peut-être que ce sera plus efficace.
14h22: J'ai trébuché sur un pli de tapis.
14h22: En voulant me relever, mon pied s'est retrouvé bloqué sous ce même tapis. J'ai l'impression qu'il cherche les ennuis.
14h26: Après quatre minutes d'efforts pour me décoincer, je suis allé me réfugier sous mon bureau. Puisque ce tapis veut la guerre, il l'aura.
14h27: Je tente une approche avec un balai... Le tapis semble méfiant.
14h28: En voulant me jeter sur le tapis, j'ai trébuché sur un mouton de poussière et me suis effondré de tout mon large en travers de la diagonale tapissière.
14h31: Je ne sais combien de temps je suis resté inconscient. Je suis dans le noir, et j'ai comme une espèce de siphonneuse d'intérieur de prises électriques dans les mains.
14h32: Le tapis semble avoir été assommé, il ne bouge plus. Quant à la siphonneuse, je ne sais toujours pas quoi en faire.
14h33: J'ai branché la siphonneuse à une prise électrique et la lumière est revenue. Je vais demander à la sanctionner, je suis sûr qu'elle s'est accordée une minute de pause non réglementaire.
14h34: Toutes ces émotions m'ont donné faim. Je vais me faire un bon petit remontant.
14h36: Le seul remontant que j'ai trouvé est un ascenseur. Je suis maintenant sur le toit, j'ai froid et l'ascenseur est tombé en panne.
14h40: Pour passer le temps, je compte le nombre de fissures du toit.
14h50: 5469.
14h51: Je crois en avoir compté une de trop, je vais recommencer.
14h55: Je vais vérifier si l'ascenseur est réparé.
14h56: Je suis redescendu à mon bureau. Il était temps, j'ai une réunion dans quelques minutes pour savoir si nous devons, oui ou non, autoriser le déboisement de la forêt amazonienne. Autre bonne nouvelle, j'ai retrouvé une balle rebondissante Mickey.
14h57: J'adore cette balle, elle rebondie. En plus la tête de Mickey tourne. Huhu.
15h00: La réunion va être ennuyeuse, mais au moins j'ai ma game boy pocket sur moi.

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Les règles industrielles.

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Les règles industrielles.

Aujourd'hui, je vous parlerais des règles industrielles, sujet trop ignoré et pas assez abordé par les temps qui courent, le furet des bois Mesdames.
Bon, tout d'abord, les règles industrielles, qu'est-ce que c'est?
Et bien c'est un fonctionnement qui fait que, quel que soit le sujet, le patron ne sera jamais d'accord avec les ouvriers: normal, se sont des subordonnés. Et, comme chacun le sait, le sujet ne s'accorde pas avec les subordonnées, toutes relatives qu'elles puissent être. Ensuite, prenons une scène tout à fait banale de la vie en entreprise de Mr. Girard, préposé aux colis postaux entre 8h00 et 8h02 du matin, puis posé aux Formulaires de Négociation des Ventes de Bouchons de Lièges de 8h04 à 17h30, et enfin (de journée) déposé chez lui par un taxi de fonction à 20h08, prenons donc une scène de la vie de ce cher monsieur afin de bien observer, et pour que se soit clair, les règles industrielles. Pour information, Mr. Girard travaille aux entreprises Dermistes. C'est donc un taxi Dermiste qui le ramène chez lui. Pouf pouf. J'en suis tout empaillé. Re pouf pouf. Maintenant arrêtez de m'interrompre avec mes rires, ça devient agaçant.
Mr. Girard, donc, mène une vie dure. Très dure même. Tout commence le matin, lorsqu'il est préposé aux colis postaux entre 8h00 et 8h02 alors que la réception du courrier ne se fait pas avant 8h03.
Pas avant 8h03! Cela signifie donc que Mr. Girard a une minute de pause devant lui, laps de temps pendant lequel Mr. Girard s'ennuie. Alors pour contrer cet ennui, Mr. Girard s'est instauré la « Minute de l'Angoisse », minute pendant laquelle, de 8h02 à 8h03, Mr. Girard et son ami Mr. Macadré, expert comptable, font des équations de droites. Et c'est frustrant. Oui, car Mr. Girard et Mr. Macadré sont tous deux de gauche. Alors faire des équations de droites, c'est quelque chose qui les frustre à tel point que, lorsque la minute est finie, les deux hommes, afin de montrer à tout le monde leur mauvaise humeur, remontent leurs manches et vont travailler en buvant deux gobelets d'eau!
Oui, c'est un peu extrême, mais, nom d'un p'tit bonhomme en pâte de tamarin des Indes, ça fait du bien!
Et puis après un tel débordement d'énergie, Mr. Girard se sent d'attaque pour affronter les terribles Négociations des Ventes de Bouchons de Lièges... C'est l'heure, Mr. Girard arrive dans la petite salle où il va devoir s'occuper des Formulaires des Négociations des Ventes de Bouchons de Lièges. Comme d'habitude, Mr. Girard est confiant, tranquille. Dans ses veines circule le sang des légendaires Négociants des Bouchons de Lièges et des Embouchonneurs de Col Rouillés de Trompettes. Mr. Girard est l'un de leur descendant direct et n'a pas froid aux yeux, surtout pas aujourd'hui. Non car aujourd'hui, c'est le Président des Bouteilles à Boucher qui vient négocier en personne. Et Mr. le Président n'est pas indolent dans les affaires. Pire. Il serait plutôt ventre véloce.
Mais voilà que Mr. Girard arrive, formulaire à la main, stylo dans la poche droite du téton gauche arrière, noeud papillon à la cheville et cheveux sur la tête. Face à lui, sur un fauteuil du plus pur style dégueulasse, son adversaire, Mr. Paupinaurwoodillaunerveux. Dans la salle, un silence assourdissant. Pire. Les meubles, tremblants d'une crainte respectueuse, ne pipent mot. Surtout le pot de chambre en marbre pilé des Montagnes Forestières de St-Meulonmaiburne. Oui, surtout le pot de chambre en marbre pilé des Montagnes Forestières de St-Meulonmaiburne...
Nous conseillons, bien que nos con ne saillent pas, nous conseillons donc aux âmes sensibles de s'abstenir d'avoir l'idée de penser à peut-être éventuellement regarder ce qui va suivre...
Voici, donc, ce qui se passa.
À 13h03, Mr. Girard, après s'être assis, prend la parole et dit : « Bonjours. »
À13h10, c'est Mr. Paupinaurwoodillaunerveux qui, après une bataille acharnée à coup de cotons tiges, reprend la parole et enchaîne son adversaire avec un « Bonjours Mr. Girard. ».
À 13h12, voilà-t-y pas que Mr. Girard, en grand gentleman, laisse la parole à son adversaire afin de souffler un peu. Et bien non en effet, donc si quelqu'un pouvait nous dire ce qui s'est passé...
À 13h30, nouvelle offensive de Mr. Paupinaurwoodillaunerveux qui a fini de lire le formulaire et se blblllbbblote les lèvres en signe d'offensive.
À 13h31, réaction imminente de Mr. Girard qui tend un stylo à Mr. Paupinaurwoodillaunerveux.
À 13h32, Mr. Paupinaurwoodillaunerveux signe le formulaire en agonisant. L'attaque précédente lui a été fatale.
À 13h33, Mr. Girard reprend le formulaire et... HO! Voilà Mr. Paupinaurwoodillaunerveux qui se relève et met son manteau! Mon Dieu! Le voilà qui s'avance vers la sortie! Non! Si! Oui! Ha! Ho! Oui! Encore!
-Au revoir Mr. Girard. »
Superbe renversement de situation!
À 13h35, Mr. Girard reste seul dans la salle. Mr. Paupinaurwoodillaunerveux est parti. Il lui a dit au revoir et a renversé la situation au passage. Selon les règles industrielles, il a perdu.
Mr. Girard est frustré, il va devoir remettre la situation à l'endroit. Soudain son chef arrive.
-Alors mon petit Girard? On fait des heures supp'? Haha, allez bonne journée. »
Pauvre Mr. Girard. Décidément, les règles industrielles, ce n'est ni mensuel, ni menstruel, mais qu'est-ce que c'est monstrueux...

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Petites Astuces Linguistiques
En espagnol:
Faites attention lors de l'utilisation du verbe « dar » : ça pique.
Lors de l'utilisation du même verbe « dar », un « ti » est conseillé: c'est comme un contrat de confiance.

Le seul verbe qui se conjugue avec un bonnet rouge c'est le commandant gusto.
Faites gaffe, les tildes s'accroches partout là-bas, surtout au niveau de l'N.

En anglais:
N'oubliez jamais ce fameux proverbe: « Who loves food love éclaiw au chocolat » littéralement traduit par: qui aime la food aime les éclaiw au chocolat.
Quand la food tombe, c'est qu'il va y avoir de l'orange.


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