La vie d'une heure de Mr. Herborifouque, Grand Névrosé.
8h00: Je me lève, jusque là rien de très anormal.
8h01: Je me dirige vers la cuisine. L'ambiance paraît étrangement calme. Peut-être est-ce dû au fait que j'habite tout seul?
8h02: J'ai de plus en plus la certitude qu'il se passe quelque chose. Je ne sais pas quoi.
8h02 (quelques secondes après): J'ai trouvé ce qui clochait: le petit-déjeuner n'était pas prêt. Je peux arrêter de me rouler en boule en gémissant.
8h05: Voilà trois minutes que je tente désespérément de tartiner ma biscotte sans la casser. Cela va faire la treizième. C'est un signe.
8h06: J'ai légèrement perdu mon sang froid, voilà que ma biscotte est par terre. Elle n'est pas tombé du côté du beurre, mais du côté avec la confiture. Que faire?
8h07: Je viens d'allumer l'ordinateur, mais ma biscotte est toujours par terre.
8h14: Je viens de me rendre compte que je n'ai pas d'ordinateur. Je vais appeler le vendeur pour lui demander pourquoi.
8h15: Ai-je le droit de retourner cette biscotte? M'en voudra-t-elle? Je vais lui demander...
8h15 et cinquante douze secondes: Elle ne répond pas, peut-être qu'elle est morte?
8h16: J'ai franchi le pas, je viens tout juste de retourner la biscotte. Je crois qu'elle est effectivement morte, elle est pleine de sang et... On dirait vaguement de la confiture...
8h16 et quarante secondes: En me relevant, j'ai cogné la table, et je viens de faire tomber une foultitude de biscottes. Elles ne sont pas beurrées.
8h20: J'ai fini de beurrer et de retourner contre le sol les biscottes.
8h21: J'ai voulu me boire un verre de jus d'orange, mais je n'ai pas réussi. J'ai pris du lait.
8h22: Après trois essais infructueux, j'ai finalement bu mes verres de lait. Je vais appeler le vendeur à propos de cette histoire d'ordinateur.
8h24: J'ai beau appeler, je tombe toujours sur cette femme qui me dit que le numéro n'est pas attribué. Je ne connais pas ce « Tribué ». Ce doit être le nom du vendeur. Un chose est sûre, cette femme n'est pas nette.
8h25: J'ai appelé ma compagnie téléphonique: ils ont bien ris. Je ne comprend toujours pas pourquoi, et cette femme continue de me répéter la même chose.
8h28: La mémoire m'est revenue: je n'aime pas le jus d'orange.
8h30: C'est décidé, j'engage un combat contre cette femme, je vais finir par l'avoir à l'usure.
Page
de pub.
-Ho
lalala Cunégonde! Mais comment fais-tu pour avoir des
cheveux aussi lisses et propres?
-Hihi, et
bien vois-tu Enguérande, j'ai un secret!
-Hoooooooo! Nooooooooooooon!?
-Et si!
À
suivre en file indienne...
8h31: Voilà une minute qu'elle se répète. J'ai essayé
d'établir un dialogue avec elle m'ai rien n'y fait.
Tant pis, je vais la laisser devenir aphone.
8h35: Je commence a soupçonner le vendeur d'avoir
engagé cette bonne femme afin d'empêcher d'avoir des
réclamations.
8h36: Je ne peux plus raccrocher, mes doigts sont
emmêlés: l'index droit est passé sous l'index gauche,
retient prisonnier le majeur gauche mais est coincé
par l'annulaire gauche. Le majeur gauche retient le
majeur droit et l'auriculaire de droite. C'est un
véritable casse-tête.
8h40: J'ai les doigts presque démêlés: il me reste
l'auriculaire droit qui s'est coincé avec
l'auriculaire gauche. En attendant j'ai pu
raccrocher.
8h41: J'ai tenté d'examiner ce fichu ordinateur, mais
comme je n'en ai pas, c'est assez fastidieux.
8h42: J'ai abandonné, je vais me faire une petite
tartine de lait.
8h43: La tartine a coulé, ça fait une tache, c'est
sale. En plus mon verre est tombé du côté du lait. Je
vais prendre une douche pour me détendre.
8h44: Pourquoi cet espèce de serpent métallique est
dans ma salle de bain? J'ai l'impression qu'il me
toise (c'est difficile à dire, il n'a pas d'yeux).
8h45: Je ne sais pas ce que c'est comme espèce, mais
c'est très affectueux.
8h55: J'ai fini de prendre ma douche. C'est à
contre-coeur que je laisse Bob -c'est le nom que j'ai
donné à ce serpent- mais il n'a pas l'air de vouloir
bouger. Il sera sûrement là demain.
8h56: Je pense vraiment être sous l'influence d'une
malédiction: d'habitude je mange des croissants, je
boit du café et j'ai horreur des ordinateurs.
8h57: Je nettoie les multiples biscottes qui sont
tombées sur le sol. Ca fera à manger pour les
oiseaux.
8h58: En fin de compte, ce n'est pas le verre qui est
tombé du côté du lait, c'est l'inverse.
8h59: Dans une minute il va se passer quelque chose,
je le sais, je le sens. Même le temps ne laisse rien
présager de beau: il y a du vent, beaucoup de vent,
et le vent ça souffle, ça fait des courants d'air,
c'est venteux.
9h00: Des milliers de cloches et d'horloges viennent
de sonner. J'ai cherché et j'ai finalement trouvé une
salle remplie de ces objets. Étrangement, il y a mon
nom sur une plaque: Mr. Herborifouque et fils,
Horloger.
9h01: Je crois que je suis con.
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Résultats du sondage
Avant de lire le texte, voici les résultats du sondage ainsi que ce qui en ressort:
Vous avez été 10 votants, dont:
-70% ont voté pour un "non" affirmatif retentissant.
-30% ont voté pour un "oui" négatif retentissant.
Voici ce qui en ressort après avoir longuement et sérieusement conjecturé sur ces résultats. Ce fut fastidieux, mais j'y suis tous arrivé.
70% sont donc des pessimistes refoulés à tendances optimistes tandis que 30 % sont des optimistes refoulés à tendances pessimistes.
_____
Dans le cas où tout le monde et ben il parlerait avec la bouche pleine de bouffe...
...Et seulement dans ce cas là, observons la vie d'un jour d'Emmanuel Hoddouyoudoux.
Emmanuel Hoddouyoudoux est l'un de ces jeunes hommes au visage encore rayonnant de l'innocence promise et de la pureté duveteuse qui semble recouvrir son si doux visage laiteux ainsi que ses cheveux couleur miel d'or, de même que ses joues rougies par la sauce bolonaise des pâtes débordants gracieusement de sa bouche, et qui tombent en une légèreté qu'envient les plus grands danseurs étoiles tandis que les quelques morceaux de viandes restants volent avec délicatesse et postillons dans l'air, et finissent par vire-voleter sur les visages des gens, apportant bonne humeur et beauté juvénile. Emmanuel Hodddouyoudoux est donc l'un de ces jeunes hommes, mais, comme chacun sur cette Terre, il a sa part sombre. En effet, Hoddouyoudoux travaille à la poste.
C'est donc un homard fraisé au couteau à huile de vidange et aux petits champignons de la célèbre forêt Aix-Selle, dans la bouche, un stylo dans l'autre, un formulaire dans la main et un client devant lui que nous retrouvons Emmanuel.
Le client, personne anodine à l'existence anodine dont nous ne parlerons pas, est quant à lui en plein rituel postier, une jambe levée, l'autre pliée, une mouche dans l'oreille et un pot de peinture sous le bras. Rien de bien particulier donc. Et pendant que l'autre exécute une pirouette du lobe droit de l'oreille gauche, l'un le questionne sur l'objet de sa visite: « Bonfviours, querH puis-fve ppwour fious êphre agréafvble? » avec une si violente politesse que des filaments homardesques volent au pied de monsieur le client, ce qui provoque évidemment un effet de surprise, et pas des moindres, chez ce cher monsieur, lequel s'écrie en balbutiant et avec un formidable murmure à en faire trembler les parois du presque-même nom:
-Ho! »
L'offensive est confirmée. L'objectif à atteindre est clair: le client DOIT signer son recommandé. Et pour ça, Emmanuel se battra jusqu'à la mort si il le faut.
Mais voilà que le client lâche un magnifique « Je suifffpt aSSez Pppressé » en éjectant une redoutable nuée de miettes de gâteaux fourrés à la fraise en direction d'Emmanuel. Ce dernier s'empresse alors de parer l'attaque avec un sournois mais efficace « Attendezgrbl une petiblterrrgl, seconde je vous blerglprie » suivi d'une gracieuseté de perte de tagliatelles sur le rebord du comptoir en élégantes vaguelettes de treize litres cinquantes.
Le combat est épique, c'est incroyable, personne n'a encore jamais vu ça: Emmanuel part dans l'arrière du magasin afin de se servir une portion de cassoulet tandis que le client s'empresse de commander une pizza royale avec supplément oignons et garniture choucroute! C'est du jamais vu, on dirait que des deux adversaires, aucun n'en sortira indemne!
Ho mon Dieu! Revoilà Hoddouyoudoux, la détermination inscrite sur le visage et dans la sauce béarnaise qui dégouline avec maîtrise de soi et dignité sur son menton buriné par l'effort intense dont il fait preuve pour garder son sang froid et le formulaire dans sa main. Quant au client, c'est avec force dans le regard qu'il fini d'engloutir délicatement et en finesse la dernière part de pizza tout en se fourrant dans l'oreille un peu des restes de la garniture choucroutesque et, afin de bien montrer qu'il est prêt à en découdre, même les plus petits points de coutures, une pomme de terre est collée sur son front.
Quelle prestance, quelle force maîtrisée!
C'est maintenant dans un duel de regards, un oeil fermé et l'autre cligné, que nos deux adversaires s'affrontent en sautant à cloche-pied.
C'est le moment décisif, Hoddouyoudoux s'apprête a passer le formulaire au client, lequel tente vainement une esquive en cherchant un stylo, cependant qu'Emmanuel prend le sien et le tend à son adversaire. C'est un magnifique enchaînement, le client est perdu entre le comptoir et la bande d'attente, celle-la même qui défini la limite des duels. Il ne peut plus y échapper, le fourrage de garniture tombe de son oreille en même temps qu'un cri de détresse sort du plus profond de sa bouche « Merci bien », tandis qu'Emmanuel laisse sortir instinctivement cette si cruelle phrase: « veuillezgrbl pvfsigchner ici s'il vfousbl plaîrfgtt », dans un raz-de-marée de tripes à la mode de Caen.
Le silence retombe dans un fracas assourdissant.
C'est fini.
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Chapitre où l'auteur considère son fauteuil avec un clin d'oeil buccal malicieux et respect.
La quatrième dimension.
Ou comment la reconnaître?
Tout d'abord, et donc en premier lieu, parce qu'il faut bien un début pour arriver à un milieu, puis ensuite à une fin, le milieu ne prenant fin qu'au début de cette dernière et ne commençant qu'à la fin du début, lequel ne se termine qu'à lui-même du milieu et ne débute qu'à partir de lui même au même titre que la fin ne se termine qu'après avoir débuté et se termine, comme le début et le milieu, à sa fin. Tout d'abord, donc, je tiens à féliciter mon talent sans lequel je n'aurais pas pu faire deux phrases insolemment hors-sujet mais permettant de compléter cet article avec brio et génie. Je tiens ensuite à préciser que cette phrase marque le commencement de la fin du début de ce dont je veux vous parler, et donc par conséquent le commencement véritable du sujet. Merci.
Comment reconnaître la quatrième dimension?
Vaste question, mais qui peut-être résolue en théorèmes.
Théorème dit de « la sensation de.. heu... vous voyez, c'est un peu comme si... heu... »: Vous êtes dans la quatrième dimension si jamais vous avez la sensation de.. heu... vous voyez... c'est un peu comme si...heu...
Théorème dit de « La présence physique presque certainement pas là et donc conséquemment quasiment absente »: Pour tout corps dans la quatrième dimension, la nette impression d'une certitude d'être là mais pas tout à fait, mais un peu quand même avec néanmoins l'idée d'être sûr d'y être puisqu'on en a la nette impression d'une certitude (voir un peu avant), se fait ressentir.
Théorème dit de « la perte de repères »: Pour tout endroit non quitté depuis un certain temps alors que le besoin s'en fait ressentir, la probable possibilité d'être dans la quatrième dimension est envisageable. Poil au sirop d'Érable.
Réciproque: Oui, sauf les jours qui finissent ou commencent par « di »
Théorème dit « manche »: Pas celui là, celui de la semaine prochaine.
Corollaire: Est envisageable le fait d'être dans la quatrième dimension lorsqu'un défilé de vaches en uniformes d'hôtesses de l'air passe en ville suivi par un régiment complet de petits suisses soudeurs de scotch en pur poil de topinambourg.
Théorème dit de « l'attaque des Coinceurs de Bouts de Gommes dans les Entres-Orteils »: Lors d'une attaque de coinceurs de bouts de gommes dans les entres-orteils, il est accepté de songer à se demander où l'on est.
Théorème dit de « cette espèce d'impression. »: C'est comme si vous aviez cette espèce d'impression, ce... enfin, comme si... Une impression qui, heu, enfin....
Corollaire de « cette espèce d'impression »: Ce n'est peut-être pas qu'une impression.
Contre Théorème: L'imprimante n'a plus d'encre... C'est donc confirmé, ce n'est pas une impression.
Contre Théorème II: Peut-être un dessin?
Contre Théorème III: Ou une photgraphie?
Théorème « la crème fraîche »: Au bout de trois contre-théorèmes à jeux de mots, on rabâche.
Théorème dit de « la bâche »: Pour tout rabâchage, il est envisageable d'être dans une quatrième dimension verbale.
Théorème Chronique: Au bout d'un certain nombre de théorèmes, donc logiquement au bout d'un certain nombre, de théorèmes donc, et re-donc, au bout d'un nombre certain; de théorèmes, c'est chronique. Au bout d'un certain nombre, et de théorèmes seulement... Au bout d'un certain nombre...
Corollaire: La liste s'arrête là, l'auteur est probablement dans une quatrième dimension, aussi bien verbale que sujettale (du beurre sur mes tartines) ou pronominale.
Corollaire II: Désolé c'est chronique, mais pour toutou à sa mémère, la laisse est obligatoire.
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Note de la Secrétaire de Mairie.
(Merci de ne pas écrire ici, c'est l'emplacement de la phrase prévenant qu'il ne faut pas écrire ici)
Et donc, afin de montrer notre compassion envers les catoptophobes (1), un lot de trois miroirs sans teint de chaque côté leur est offert, en échange d'une aimable participation de leur part ainsi que des adhérents du Club des Cruciverbophobes (2) Cruciverbo-maniaques (3) qui, et nous tenons à le rappeler, seront les favoris de notre grand concours des Mots-Croisés, qui aura lieu dans la Salle des Fêtes, aménagée pour l'occasion d'un revêtement réfléchissant sur tous les murs.
Sont également invités les gallophobes (4), afin de nous aider à installer la course de poules qui aura lieu approximativement à midi treize (nous ne donnons par d'heure exact pour nos amis ponctualo-maniaques (5)).
Le Club des Joyeux Malacophobes (6) ne participera malheureusement pas à la dégustation d'escargots de Bourgognes, mais c'est sans compter sur l'aimable participation des Aveugles Oculophobes (7) pour élire la peinture gagnante de notre galerie d'art. Galerie qui présentera des peintures ayant pour thème « l'oeil » et dont les artistes ne sont autres que les résidents du Manoir des Iconophobes (8).
Étant en parallèle avec la semaine du goût, quelques yaourtophobes (9) ont acceptés de goûter pour nos papilles gustatives les différents produits laitiers locaux. Pour les théophobes (10), un coin de la salle a été aménagé spécialement pour leurs prières.
N'oubliez pas de passer par la case coiffeur, qui, exceptionnellement, veut bien faire son travail gratuitement. N'oublions pas qu'il est trichophobe (11), ne vous étonnez donc pas de quelques petites inégalités après la coupe des cheveux.
Le soir, une soirée déguisée dont le thème sera Tintin verra défiler devant vos yeux ébahis les tintinophobes (12) déguisés pour l'occasion. Il en va de même pour les mickeyphobe (13) que nous convions au mini-concour de dessins dont le but n'est autre que de dessiner le plus fidèlement possible les multiples images de Mickey qui seront proposées.
Un bal regroupant les Gérontophobes (14) Retraités et les Xanthophobes (15) du Collège de la ville sera animé dans l'espace vert, derrière la Mairie.
Enfin, nous vous souhaitons une agréable soirée.
Amicalement, la secrétaire de Mairie. (16)
(1) Peur du miroir. (2) Peur des mots-croisés. (3) Dépendance des mots-croisés. (4) Peur des poules. (5) Maniaques de la ponctualité. (6) Peur des mollusques. (7) Peur des yeux. (8) Peur des images (9) Peur des yaourts. (10) Peur de Dieu. (11) Peur des cheveux. (12) Peur de Tintin. (13) Peur de Mickey. (14) Peur des vieux. (15) Peur des jeunes. (16) Malade névrosée à tendances sado-misanthropes.
_______________________________________
L'amour du mois d'Août.
Il est confirmé, dès aujourd'hui, quoique des fois je n'en ai pas l'impression malgré que j'en soit convaincu sans toutefois en être vraiment bien sûr alors que j'en ai l'intime conviction, il est confirmé, donc, que les lampadaires et réverbères ont des secrets que personne ne soupçonne, à moins de savoir écouter.
Le mieux est d'attendre 18h00-19h00, lorsque le Soleil commence délicatement à se coucher et tarde à nous priver de ses rayons chauffants. C'est le moment où tout est calme, et c'est à ce moment précis que les lampadaires et les réverbères s'éveillent, lentement, sans un bruit, se préparant paresseusement à diffuser leur lumières dans les ténèbres à venir. Et, dans la chaleur déclinante mais pas tout à fait mais quand même un peu même si ce n'est pas vraiment perceptible, il suffit d'aller dans la rue, et d'écouter lentement s'ébruiter les conversations naissantes des lampadaires et des réverbères dont les corps métalliques frémissent en silence.
Pas plus tard qu'hier, je sortais dans le crépuscule naissant, et surprenais le timide compliment d'un de ces doux animaux: « Sophie je... Si j'osais... ». Et voilà, j'étais déjà tout ému par tant de beauté dans le verbe, d'amour dans la parole, et de câbles mâles dans les prises femelles. Et la concernée répondait déjà : « Osez René-Charles, Osez. ».
Ha! Que d'amour, que d'amour!
Soudain que n'entendis-je pas? Je n'en sais rien, donc si quelqu'un voulait bien enfin me dire ce que j'ai raté putain de bordel de péripatéticienne, il ou elle serait très aimable, quoiqu'aimé(e) provisoirement.
Revenons à nos lampadaires veux-je bien?
C'est donc sous la chaleur déclinante que nos deux tourtereaux s'ennamouraient l'un de l'autre, ainsi que l'un de l'un et l'autre de l'autre de petits mots doux et de clignements des lampes dont les lumières presque invisibles se perdaient gracieusement parmi les ondes polychromatiques de la lumière pourtant réfractée en de multiples endroits du Soleil, lequel continuait toujours de décliner et me permettait de rallonger cette phrase jusqu'à lui donner une longueur insolente mais qui me permettait néanmoins de meubler tout ça.
Alors René-Charles déclarait: « Mon Dieu Sophie, n'est-ce pas l'un de vos câbles principaux que je sens sous le fil conducteur tertiaire de ma lampe? » que Sophie, toute frêle et délicate, répondait en ayant le filament rougissant et avec une effusion d'amour: « Je... Je... !».
-Est-ce donc que vous m'aimez Sophie? »
-Je n'en sais rien, mais ce qui est sûr, c'est que vous avez votre câble engoncé dans mon circuit électrique. » rétorquait avec une gêne amusante la pauvre Sophie, avant de s'allumer complètement dans un ultime sursaut d'amour. René-Charles aussi s'était allumé. Tout deux s'illuminaient désormais l'un l'autre, et rien, ci ce n'est une coupure de courant, n'aurait pu éteindre leur amour.
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De: Un anonyme Belge
Le 18/02/2008
À: Mr. le Maître des lieux (et de la bienséance accessoirement)
Bonjours Mr, une fois, je vous écrit à propos de votre réception qui s'est déroulée hier dans un palace, une autre fois, ainsi que du repas. La réception était très bien faite, ayant moi-même pu voir Mâame Pessou reprise avec une perfection qui frisait le parfait pourtant si lisse. Le repas fut légèrement plus contraignant à cause de la fuite des toilettes, mais heureusement, les bottes furent assez vite distribuées. Malgré tout cela, je tiens a vous faire part de mes impressions concernant certaines petites choses.
Je fut été très choqué par votre petite prévention qui ne prenais pas en compte les Belges. Ce qui fut bien embêtant, encore une fois, car je ne savu pas trop quoi faire lors de mon arrivée. Devus-je faire la plomberie? Non, je ne suis pas plombier. Devus-je aller voir le réceptionniste? Mâame Pessou le harcelait déjà. Devus-je aller inspecter votre pot de chambre? L'inspecteur d'impôt y était déjà. Aussi me retrouvus-je, une foie de canard, perdu au milieu de tous ces convives, pardonnez moi la grossièreté, qui étaient plus con que vives, je pense une fois.
Je tiens aussi à dire, trois fois, qu'une diététicienne m'a harcelé parce que je n'étus pas gros, qu'une diététicienne m'a harcelé parce que je n'étus pas gros, qu'une diététicienne m'a harcelé parce que je n'étus pas gros, et trois qui font leur exact égal, le compte y est.
J'espère, Monsieur, que ça ne se reproduira pas et que vous présentasses les règles de politesses pour les Belges lors d'une prochaine réception. Merci, une fois et une fois pour toutes.
Signé: Un anonyme Belge.
De: Maître des lieux.
Le 19/02/2008
À: Réponse à Monsieur Hasbourg-Lorraine, Synonyme Belge.
Monsieur,
Je vous avise par la présente lettre que la note comprenant quelques prévention était certes incomplète, et manquait peut-être même de précisions, mais ne fut en aucun cas destinée au Belges.
Afin que cela soit clair, je n'ai jamais invité de Belge étant donné que je n'en connasse pas dans mon entourage, mais peut-être avez vous reçu un carton d'invitation en trop. Toujours est-il que, lors de la réception, vous devusses plutôt aller vous faire voir, et que, lors du repas, vous n'aviesses qu'à être gros, même trois fois s'il le faut, tant que le compte y est.
Post-Scriptum: C'est très gentil à vous de m'attribuer le mérite de la réception, mais c'est au réceptionniste qu'il faut dire ça. Qu'à cela ne tienne, je lui ferais part de vos compliments à propos de la réception de Mâame Pessou. Quant aux règles de politesses, se sont les règles de Bienséance, et non, cela ne se reproduira pas puisque vous ne serez plus invité.
Post-Scriptum II: C'est le Maître des lieux et accessoirement de la bienséance, et non l'inverse.
Signé: le Maître des lieux et accessoirement de la bienséance.
De: Répartie de Mr. Hasbourg-Lorraine, anonyme Belge.
Le 21/02/2008
À: Vous même.
Monsieur, Je ne l'ai pas très bien compris votre réponse une fois. Si vous ne connassez pas de belge dans votre entourage, ce n'est pas une raison pour être grossier. Aillez l'esprit un peu plus ouvert et cherchez ailleurs, comme dans l'entourage des autres par exemple, toujours une fois. De surcroît, et même sur rond, je n'ai jamais reçu de carton, sauf peut-être à l'âge de mes 10 ans, au foot, et il était rouge, cette fois. Vous m'avez dit, je cite une fois et demi, que je devus plutôt aller me « faire voir »: or, ma foi, je me fut vu par plusieurs personnes.
Post-Scriptum: Pardonnez moi mais je n'ai pas été invité, comment comptez vous donc faire pour que cela ne se reproduisusse plus?
Signé: Un antonyme Belge.
De: Réponse Bienséante de l' accessoirement Maître de l' identiquement nommée au qualificatif du premier mot de cette phrase.
Le 22/02/2008
À: L'intention de vous.
Bonjours,
J'ai l'agréable surprise de vous apprendre que mon esprit est ouvert, ou bleu. J'ai de même l'identique qualificatif du même nom que le suivant dudit qualificatif qui se trouve au début de la première phrase de vous dire que si vous n'aviusses reçu aucun carton d'invitation, c'est que vous n'aviusses pas été invité, et que, donc, en l'occurence, vous n'aviusses conséquemment rien à fiche ici.
Très antipathiquement, le Maître des lieux et accessoirement de ce dont je fait preuve.
De: Réponse du pluri-nyme Belge, Mr. Hasbourg-Lorraine.
Le 24/02/2008
À: Mr. Le Maître des lieux et accessoirement ce dont il fait preuve.
Mr,
Je me dois dans l'oeil de vous faire part de mes plus vifs regrets à vous provoquer en duel épistolier, suite à votre lettre antipathique qui me fut adressée précédemment à celle que je vous envoie présentement.
Considérez donc que je vous épistole violemment à l'épaule droite, tout en provoquant une fracture douloureuse du lobe droit de l'oreille gauche.
Mr. Hasbourg-Lorraine.
De: Contre-attaque du Maître des lieu et peut-être accessoirement de la bienséance.
Le 25/02/2008
À: Mr. Hasbourg-Lorraine.
Sidérez, con, que j'évite votre coup et que je vous cause une facture de votre bras droit.
Respectueusement, moi-même.
De: Attaque de Mr. Hasbourg-Lorraine.
Le 27/02/2008
À: Vous-même, respectueusement.
Veuillez accepter mon chèque que vous recevrez par la poste dans la jugulaire antérieur du genoux gauche du coccyx buccal.
Sincèrement, Mr. Hasbourg-Lorraine.
De: Attaque définitive de l' accessoirement Maître de la bienséance et, même si toutefois je n'en suis pas certain bien que j'en ai l'impression, des lieux.
Le 28/02/2008
À: Mr. Hasbourg-Lorraine, sincèrement.
C'est çui qui dit qu'y est.
Amicalement votre, le Maître accessoirement lui-même de la bienséance mais sans aucun doute des lieux.
______________
De: Lettre d'information nécrologique.
Le 29/02/2008
À: Mr. le Maître accessoirement lui-même de la bienséance mais sans aucun doute des lieux.
Monsieur,
Nous vous informons par la présente lettre que la victoire du duel épistolier vous est acquise, et vous envoyons dans la jugulaire antérieur du genoux gauche du coccyx buccal le chèque de la facture de la note épistolière envoyée à votre adversaire.
Veuillez agréer, monsieur, l'exacte sincérité de nos sentiments distingués.
Signé: La Ligue des Duels Épistoliers, section nécrologie.
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